Historique
La Collégiale Notre Dame Ce bâtiment, au chevet de la Collégiale Notre-Dame de Montbrison, est un témoin de plus de sept siècles d' histoire du Forez, petite province étendue entre Lyonnais et Auvergne, souvent disputée au Moyen Âge et dont la ville, capitale des Comtes de Forez, dès avant 1100, était le cœur.
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La Salle Héraldique de La Diana Vers 1295, cette salle vient d'être édifiée par Jean Ier de Forez (1276-1333) arrière petit-fils de Guy IV. Sa première destination pense-t-on à la suite des historiens du 17ème siècle, était de remplacer pour les fêtes et assemblées la salle du château de Sury-le-Comtal, peut-être à l'occasion du mariage de Jean Ier avec Alix de Viennois, fille du Dauphin. Les murs d' origine du monument sont en simple pisé de terre, matériau le plus commun des constructions de l' époque, permettant une exécution rapide et peu coûteuse.
La décoration qui est la partie la mieux conservée et la plus curieuse par sa rareté, n'a peut-être pas été réalisée en même temps que le gros-œuvre. |
Le blason des comtes de Forez De longs ais divisent cette voûte en 48 bandes parallèles sur chacune desquelles est peint un écusson se répétant 36 fois ce qui donne un total assez impressionnant pour un observateur rapide de 1728 compartiments. Tout autour de la salle, à la naissance des voûtes court une frise ornée de 242 écussons entrelacés d' animaux fantastiques. Ils représentent tous, à l' exception des armes du Roi de France, Suzerain de Forez, et de son épouse, Jeanne de Navarre, des blasons des familles féodales, alliées des comtes de Forez ou leur rendant hommage pour des possessions situées en Forez. |
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Certains l' attribuant à Jeanne de Bourbon, comtesse de Forez, veuve de Guy VII, fils de Jean Ier, qui vivait vers 1350. Les difficultés de la France à ce moment cruel de la guerre de Cent-ans laissent cependant supposer que cela été fait avant cette date plus tardive. La salle mesure 19 mètres de long sur 8 mètres de hauteur et de largeur. Elle est un spécimen de ce que l' on nomme l' ogive en tiers point, engendrée par un triangle, dont les proportions entre la base et la hauteur sont entre elles, comme 4 et 2 et demi. Cette caractéristique, conforte la datation de la fin du 13ème siècle où ce type d' architecture est attesté. |
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La salle de réunion des Etats de Forez
Durant sa longue existence, cette salle a connu des destins variés. Jusqu'en 1531, soit plus de deux siècles, elle sert de salle de réunion des Etats de Forez, notamment en 1315 et 1358. En 1531, le Forez, déjà dans la mouvance des Bourbons, devient une province directe du Roi de France, à la suite de l' opportune confiscation des biens du Connétable de Bourbon par François 1er pour le punir de son alliance avec Charles-Quint. Le roi, qui est en même temps comte de Forez, y nomme un bailli en la personne de Claude d'Urfé, grand-père d' Honoré d'Urfé, auteur de l'Astrée, et possesseur du Château de la Bâtie d'Urfé.
Les Etats de Forez se réunissant rarement, bien que la nomination aux Etats généraux de 1614 des délégués du Comté s'y tint encore, le bâtiment sert le plus souvent à l' intronisation des chanoines. La Révolution L' Histoire de ce cloître bascule en 1789, les chanoines sont spoliés de leurs biens qui sont, maisons comprises, vendues aux enchères, emprisonnés puis guillotinés à Lyon ou fusillés à Feurs entre 1793 et 1794, pour ceux qui n' avaient pas pu fuir à l' étranger. L' édifice est entièrement dévasté, transformé en écurie ou dépôt au rez-de-chaussée, tandis que l' on construit à hauteur des frises un plancher grossier pour servir de grange, sort d' ailleurs commun à plusieurs églises de Montbrison. Dans une certaine mesure, cette transformation a pu préserver le plafond armorié des intempéries et de la ruine! Sauvetage du monument et création de la Société Historique et Archéologique du Forez en 1862
Passant de mains en mains, l' édifice attire l' attention de plusieurs érudits locaux qui vers 1860 en informent le Duc de Persigny, ministre de Napoléon III et forézien d' origine. Celui-ci aida tout d' abord à racheter le bâtiment en 1862 pour 6.000 francs-or, puis fit voter d' importantes subventions en vue d' abriter dans les locaux une société historique qui prendrait le nom de la Diana.
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