BD, Tome IV, Mouvement de la bibliothèque et du musée, pages 13 à 51, Montbrison, 1887.

 

II.

Mouvement de la bibliothèque et du musée.

 

Dons.

Ont été offerts par MM. :

Becdelièvre (vicomte de), de la part de M. de Girardier: Silex taillés provenant de la station de Château-Brûlé, commune de Villerêt.

Benoît (Mme) : Benoît (Auguste) : Vie de Robert Guériteau, prestre, docteur en théologie de la maison de Sorbonne, chanoine et curé de la paroisse de Saincte-Croix en l’église royale Nostre-Dame de Mantes, fondateur des religieuses Ursulines de la mesme ville. Extraits des ouvrages de Simon Faroul et de Philippe le Couturier. Paris, (Pillet et Dumoulin), 1886, in-8°.

Bertrand, vice-président de la Société d’Emulation de l’Allier: Moule à bon creux d’une statuette antique trouvée à Feurs (voir plus haut page 3).

Hauteur de la statuette, 0m 15.

Breghot du Lut (J.), son ouvrage : Le livre de raison de Jacques-Charles Dutillieu, publié et annoté par J. B. d. L. Lyon, (Mougin-Rusand), 1886, in-4°.

Charpin-Feugerolles (comte de) : Mémoires de la Société littéraire, historique et archéologique de Lyon. Années 1882-1885. Lyon, (Mougin-Rusand), 1886, gr. in-8°.

Guigue (Georges) : Les Tard-Venus en Lyonnais, Forez et Beaujolais 1356-1369. Récits de la guerre de Cent ans.

Condamin (abbé James), son ouvrage : La vie et les oeuvres de V. de Laprade, avec une lettre de François Coppée. Lyon, Vitte et Perrussel, 1886, in-8°.

Courtonne, son ouvrage : Manuel de la langue néolatine usuelle et commerciale ou langage auxiliaire et facile pour les nations d’origine latine, suffisant aux premières relations et aux premiers besoins. 2° édition. Nice, Visconti ; Paris, Baudry ; Rouen, Charles Métérie, 1886, in-8°.

Découlange (abbé) : Vase trouvé à Saint-Julien-la-Vêtre (voir plus haut page 8).

Hauteur, 0m 06 ; largeur à la panse, 0m 68.

Dulac (docteur Hippolyte) : Registre audiencier de la justice de Cousan, du jeudi avant Noël, 24 décembre 1467, au samedi avant Noël (24 décembre) 1468.

Petit in-folio, de 192 feuillets papier, dont un blanc, recouvert en parchemin. Ecriture difficile.

Les audiences sont ambulantes et se tiennent en divers lieux dépendant des paroisses d’Arthun, Boën, Chalmazel, Palognieu, le Sail, Saint-Didier-sur-Rochefort, Saint-Georges-en-Cousan, Saint-Jean-la-Vêtre, Saint-Just-en-Bas, Sauvain, Trelins. – Juge de la terre de Cousan, vénérable homme Marc-Antoine Perrin, licencié ès lois; Il siège rarement. En son absence, les plaids sont tenus par le châtelain, un prévôt ou un notaire, ou même par une autre personne déléguée à cet effet. Procureur fiscal, Barthélemy Torrolier, notaire. Greffier, Austrilège Moreau, aussi notaire. Châtelain de Cousan, noble Philippe Morret, damoiseau. Prévôt de Cousan, Georges Chassain, notaire. Prévôts de Boën et Arthun, Pierre Camus, Jean de Crotelles.

L’intérêt de ce document, qui abonde en détails de moeurs et fait voir en action une grande justice seigneuriale de Forez au milieu du XV. siècle, nous engage à en présenter une analyse détaillée.

Folio 1-50. – Pierre de Paroyes est poursuivi à la requête du procureur fiscal pour avoir intercepté par un mur de pierres le chemin public des Paroys à la Roanda, usurpé des Parroies à Cuchet, et insulté grossièrement Catherine femme de Bonnet des Utes, bien que placée sous la sauvegarde de la dame de Cousan (Alix de Damas, veuve d’Eustache de Lévis) – Poursuites : contre Jean Mure, de Saint-Just, pour avoir dit que ladite Catherine avait battu son mari. Il compose à 3 sous 6 deniers tournois.- Contre Pierre Pré, gendre d’André Bernard, du SaiI, pour avoir frappé son beau-père d’un coup de fourche ; il compose à 2 quartes d’huile. – Contre Antoine du Clos, pour avoir, sans la permission de la cour de Cousan, construit des écluses pour prendre l’eau de la goutte de la Loeny – Contre Jean des Gouttes, pour avoir labouré et ensemencé le chemin public de Boicel à Saint-Just-en-Bas, – Jean Cheneverdi, de la Roche, paroisse de Saint-Just, ayant racheté de Mathieu Stevenon, du Mont, une partie du tènement de la Teysoneri, au prix de 2 écus et demi, en est investi par le châtelain et promet payer 18 gros, montant du droit de la dame de Cousan – Poursuites : contre Jean et Mathieu Chavarent, frères, pour avoir établi sans l’autorisation de la dame de Cousan une scie à eau près de leur moulin du Chavarent et endommagé le chemin de Ventuel à Monrond pour faire le béal de cette scie. Ils reçoivent ladite scie à bénevis, en présence de Hugues Filhat, notaire de l’Hôpital de Rochefort, et composent moyennant 7 sous et demi pour les dégâts causés au chemin. – Contre Barthélemy Biex, alias Croux, de Ventuel, ancien substitut du procureur fiscal à Saint-Jean-la-Vêtre et lieux voisins, prévenu de s’être, dans l’exercice de sa charge entendu avec Antoine Potard, pour frustrer la dame de Cousan de cens à elle dûs sur le bois de Trochi : d’avoir envahi et resserré de 9 pieds le chemin public de Ventuel à la Côte, et de s’être emparé d’un sentier servant aux gens à pied et à cheval et aux bêtes chargées pour aller de Ventuel au moulin de Chavarent. – Contre Antoine Potard, de Ventuel, pour avoir, au mépris de la sauvegarde de la dame de Cousan. diverti l’eau venant du bois de ‘l’rochi aux pâturages de Barthélemy Biex : le prévenu répond qu’il ne conste pas de la sauvegarde et qu’il n’est pas tenu de procéder, donec sublatis impedimentis regiis, instante Petro de Bosco, appositis. – Contre Mathieu Chardon d’Arthun pour avoir pris plusieurs perdrix « à la nubla « , au mépris des ordonnances sur ce faites : il avoue le délit et compose à quatre perdrix. – Contre J. Chardon. d’Arthun. pour avoir rétréci de 2 pieds le chemin public de Bonlieu à Bussy. Après visite des lieux et audition de prud’hommes. qui juraverunt dictum iter esse sufficiens, le prévenu est relaxé de la plaine. – Contre J Charreton, P. Burtel, J. Chardon et Antoine Chavanon ,sindicos anthicos Artheuni, pour avoir, de leur autorité privée, loué au curé d’Arthun les fossés château dudit lieu. Il. aIlèguent que ces fossés leur appartiennent en vertu de titres réguliers. – Contre Antoine de la Coste, super feudo et rebus infeodatis a domina mea de Cosano,, eo quia non venit ad juvamen domine propter guerram ; comparente procuratore , petente commisiam, eo quod non observavit statuta feodatalia ; et reo dicente facere velle quod fuerit juris ; il paye les dépens. – Contre Antoine Charles et Antoine Bruchi. en pareille matière. – Défense à J. Salvaigna de s’immiscer dans l’usage des eaux et du bois de Trochi. – Poursuites : contre Mathieu Massacria, notaire, en confiscation, pour fief non rendu, de revenus par lui acquis de Barthélemy Puy. Il transige avec la dame de Cousan moyennant 3 écus d’or valant 4 livres 2 gros, et la main-mise est levée. – Contre Antoine, fils de Mathieu Eschinon, d’Arthun, procuratore proponente… quod ipse Anthonius domine mee de Cosano, ut heres et bona tenens dicti quondam sui patris, tenetur ad unam investicionem, in hoc quod dictus quondam Matheus ejus pater et ejus mater se dederunt ultimo viventi, et quia evenit quod dictus quondam ejus pater fuerit uttimus vivens, bona quondam sue uxoris sibi advenerunt ; petens igitur idem procurator dicta bona ad manum domine poni, donec facta investicione per ipsum Anthonium. L’affaire est assoupie, d’ordre de la dame de Cousan. – Procès où figure comme arbitre André de Boicel, curé de Palognieu. – Pierre de Saignes, dont les animaux ont été pris en délit dans les blés de J. Barthélemy, du Clos, est condamné à 20 sous tournois d’amende, réduits gracieusement à 5 sous, qu’il promet payer.- Michel de Larjail, des Mellurenches. paroisse de Saint-Didier, est investi de l’usufruit de la moitié des biens de feu Jean Meillurenchi ; le droit de la dame de Cousan est estimé à 60 sous, sur lesquels elle en remet 40 audit Micbel.- Durand du Moncel, paroisse de St-Sixte, poursuivi pour empiétement sur un chemin, recourt à la cour de Forez. Sursis, donec habita remissione a curia Forensi. – Laurent Bigot, d’Arthun, régulièrement assigné, ne comparaît pas. Fiat deffectus contra vocatum non comparentem, licet terna vice vocatus per servientem alta voce, et vocetur sub pena centum solidorum turonensium. – Poursuites : contre Georges du Bru, pour usurpation sur le chemin public tendant du Brus au chemin public de l’HôpitaI à Montbrison. – Contre Pierre Chatuz, du Montelhard, paroisse de Trelins, pour avoir construit un pressoir audit lieu, au mépris de la banalité dont jouit la dame de Cousan ; le procureur fiscal requiert la destruction du pressoir induement établi et la condamnation du prévenu en 10 livres d’amende. Celui-ci compose à un mouton gras, unum mutonem lane pinguem.- Contre le même, pour avoir relâché sans permission les bêtes bovines de Pierre des Saignes, trouvées en délit dans les blés de Jean Bertholon du Clos, non obstante brandone domine in eisdem terris affixo et apposito, et à lui remis en garde par ledit Bertholon, ex parte domine mee de Cosano. Il est admis à composition moyennant 5 sous tournois. – La dame de Cousan investit Laurent Blanchet, de Boën, per tradicionem cujusdam lictere missorie, d’une quartallée de terre sise en Goutte Mayolier, par lui acquise de Pierre du Mas, habitant de Boën, au prix de 30 sous, et sic ascendit jus domine, ad tercium denarium,ad x solidos turon ;de quibus dicta domina gratis dedit eidem laurencio quinque solidos. – Mathie, femme d’Antoine Savatier, assignée pour être investie de biens par elle achetés, nie cette acquisition et consent à ce qu’ils soient mis sous la main de la dame de Cousan. – Poursuites : contre Guillaume de l’Orme, paroisse de Saint-Didier, pour fief : il obtient un délai de quinzaine pour faire son devoir envers la dame de Cousan, la chose restant provisoirement sous la main de celle-ci. -Contre Jean de l’Orme, en pareille matière. – Contre J. Baillichardi, de la Chiesa, en confiscation de choses mouvant du fief de la dame de Cousan. – Contre Jean et Antoine Chardon, frères, et Antoine fils d’André Chardon, pour excès envers la personne de Mathieu fils de Pierre Roland, dit Brutel, d’Arthun, au mépris de la sauvegarde de la dame de Cousan à eux régulièrement notifiée et connue. Pierre Roland déclare ne point vouloir se porter partie. Finalement, les prévenus sont admis à composition moyennant un sestier de froment, mesure d’Arthun, valant 23 sous 4 deniers (2 mars 1468). – Contre Pierre de Mont-Rond, pour investison de l’usufruit des biens d’Agathe sa femme, veuve de Vincent Grange ( ?) ; il déclare s’en rapporter à l’ordonnance de la cour et à l’estimation de prud’hommes. En conséquence, deux experts sont commis et, sur leur rapport, le droit de la dame de Cousan est estimé à 12 sous et demi. – Contre Claude Verney, de Saint-Just-en-Bas, pour avoir bâti sur la voie publique ; le procureur fiscal requiert la démolition du bâtiment. – Ajournement des causes contre Guillaume de l’Olme, Jean de l’Orme, Jean Bailhichard, Antoine Bruchi, Antoine de la Coste, Antoine Charles, Antoine et autre Antoine de la Chaise et Galmier de Vonette, en matière de fief, attendu leurs recours. – Contre P. Granges, dit Maissan, tailleur de Boën, pour être investi d’une vigne, in vinoblio Ruppis Corbine, juxta vineam domini cancellarii Bourbonnensis ex meridie, à lui advenue par le décès de Marguerite sa première femme ; il comparait et se déclare prêt à être investi après estimation préalable du fonds. En conséquence, quatre prud’hommes sont désignés, deux par le procureur fiscal et deux par l’intimé ; après avoir prêté serment sur les Évangiles et visité les lieux avec le procureur fiscal, ils rapportent que la vigne dont il s’agit est de la valeur de 12 livres tournois. Le droit de la dame de Cousan, au tiers denier, est donc fixé à 4 livres et ledit Maissan investi sur ce pied. – Barthêlemy Biex, de Ventuel, fait ajourner Antoine Potard du même lieu, assecuramentum legitimum juxta consuetudinem patrie Forensis prestiturum eidern Biex et ejus familie. Comparente actor cum Torrollier, petente dicto Potard inhiberi, et assecuramentum prestari ; reo comparente, petente actorem interrogari cum juramento, si dubitet de ipso reo ? Quo interrogato cum juramento, qui juravit ad Sancta, dubitare valde de reo, nos inhibemus eidem Potard, ad penam assecuramenti infracti, ne in corpore vel bonis, familia, rebus quibuscunque actemptare, seu injuriare ac incurrere (?) audeat, per se vel per alium. De quibus premissis idem actor peciit sibi fieri actum judiciale. – J. Stevenon, se disant fondé de pouvoir des obéanciers de Saint-Just de Lyon, requiert de Claude Verney, de Saint-Just-en-Bas, l’investison de l’usufruit de biens donnés par contrat de mariage à la femme de celui~ci et mouvant de la censive desdits obéanciers. – Le même contre le même, pour avoir, de son autorité privée, élevé un bâtiment sur une place publique de Saint-Just-en-Bas mouvant de la censive desdits obéanciers, au préjudice de leur domaine direct ; il requiert qu’il soit tenu de s’inscrire à leur terrier ou de démolir ce bâtiment. L’intimé répond qu’il l’a élevé du consentement de la dame de Cousan ou de ses officiers, qui ont la supériorité sur lesdits obéanciers et à qui il appartient de connaître des choses publiques et communes. – Pierre fils de Jean Torneure, de Bas, paroisse de Saint-Just, est investi par la dame de Cousan d’une terre et vigne par lui acquise au Sail de Cousan, territoire de la Myna, au prix de 47 sous tournois : droit, au pied du troisième denier, 15 sous 10 deniers. – Robert Coussact, du Sail, reçoit l’autorisation de facere, construere et edifficare quandam azadîam in domo sua ipsius Roberti, sita apud Cosanum, ante ecclesiam sancti Saturnini, juxta carreriam publicam ex duobus partibus et domum de P/omet ex parte altera ; quam azadiam possit facere a parte orientis, sine impedimento passagii publici et prejudicio rei pub/ice, sous promesse d’un cens annuel de 2 deniers tournois. – Procès où intervient comme partie Jean Pagani, alias Thome, de la Sauveté. – Poursuites : contre Antoine Cosan, alias du Junchin, pour avoir pratiqué un fossé en travers du chemin de la Fenolhe par lequel on va de Boën au pont de Leignieu. – Contre Laurent Bigot, portier et gardien au château d’Arthun, pour coups et blessures envers le fils de la Vassoge, femme de Jean du Bost, au mépris de la sauvegarde de la dame de Cousan. Il allègue pour sa défense que le fils de la Vassoge et autres enfants jetaient des pierres contre sa maison, et est renvoyé de l’instance. – Contre Mathieu Charreton, pour usurpation sur la vigne de Durand du Moncel, placé sous la même sauvegarde. – Contre Antoine, fils de Simon de la Croix, du Montelhard. Comparet procurator,.. . proponens contra reum…quod domina nostra de Cosano ad causam castri sui de Cosano habet plures notabiles prerogativas, et inter alias, est in possessione et saisina.. . quosciens ex obructo advenit quod canes pastorum accipiunt leporem, vel cunicullum, aut aliud animal feracem (sic), quod pastores sunt assueti apportare dictum leporem aut aliud animal eidem domine aut suis officiariis ; et quosciens in contrarium fuit factum, est in possessione ipsa domina contrarium facientes castigandiviis juridicis, et ipsos ad composicionem trahi, et quod, hiis non obstantibus, dictus delatus, qui subdictus est eidem domine,.. . die festi beati Johannis Ewangeliste circa Nativitatem Domini ultime fluxam citra, quoddam leporem, quod ceperant canes pastorum Leigniaci et dArgenteys apud la Fenolhe, circa pontem Leigniaci, eisdem pastoribus et canibus suis vi et violencia admovit, cepit, et deportavit quo voluit, contra libertates predictas dirrecte veniendo et illas infringendo,.in premissis. va/de et multipliciter delinquendo..Quare…. petit sibi super premissis per delatum debite et sine ministerio advocati responderi, et habita ejus confessione, eum condempnari in decem libras,… et si negentur, ad probandum se admicti ; dicto reo , per vocem domini Andree de Boicello, proposita per procuratorem confitente, dempto quod dictum leporem portavit apud Leigniacum et dominabus Leigniaci tradidit tamquam famullus et domesticus et serviens earundem.Qua siquidem confessione per nos audita, . .condempnavimus… eudem delatum in somma lx s. turonenses, micte agendo.Suit cette note : Quam sommam domina mea, de sua speciali gracia, eisdem dominabus Leigniaci dedit, favore ecclesie. – Durand du Montcel, mandement de Bussy, poursuivi pour usurpation sur le chemin des Torrolières à la Net, s’était pourvu devant la cour de Forez. Renvoyé devant celle de Cousan, il est admis par la dame de Cousan à composer pour une demi-quarte d’huile. – Poursuites contre Robert Cossat, lequel requis par vénérable et religieux frère Guillaume de la Fayette, censier du prieuré du Sail, cujus prioratus domini antecessores Cosani sunt fundatores, de payer un sestier de blé par lui dû, l’a grossièrement insulté et lui a dit notamment : « Tu y az mantiz faulcement, larre ! traytre moyno ! comme faux et traytre que tu ez ! « Que verba ipse religiosus ad animum suum incontinenter revocavit, et noluisset eidem fuisse dicta pro c libris t, : ymo tantum de suo proprio maluisset perdidisse. Défense audit Guillaume de la Fayette, non comparant, de traduire le prévenu devant un autre juge que celui compétent, à peine de 50 livres d’amende et de confiscation de son temporel. Il est dit qu’il devra déclarer s’il entend se porter partie,. auquel cas il devra fournir des cautions suffisantes de juri stando et judicatum solvendo. Cette déclaration n’ayant pas été faite au jour indiqué, le prévenu est renvoyé de la plainte. – Pierre Paroyes, de Saint-Just-en-Bas, est autorisé à déplacer un chemin. – Poursuites : contre André Travalon alias Chassain, du Montelhard, pour usurpation sur le chemin public de l’hôpital de Rochefort à Montbrison passant par la Oochi. Le prévenu exhibe une autorisation du châtelain et de la cour de Cousan. Après enquête et visite des lieux il est renvoyé de la prévention. – Contre le même, pour avoir illicitement pris l’eau sur le même chemin. – Contre le même, pour usurpation sur les aisances communes de la Chassaigne. – Pierre Paroyes, de Saint-just-en-Bas, ayant reçu à bénévis, au cens annuel d’un denier et une quarte d’huile pour introges, le droit de prendre l’eau venant des prés des Paroyes pour la conduire au pré dessous la Fiarini, et de faire deux tranchées sur le chemin de Saint-Just à Travalon, les poursuites dirigées contre lui demeurent éteintes. – Antoine Cosan, de Leignieu, prévenu d’avoir pratiqué un grand fossé en travers du chemin public de Boën au pont de Leignieu, allègue que le chemin ne passe point dans son héritage, mais le long de la verchère de messire Antoine Lardi et des terres « dau Baster « . Après enquête et visite des lieux, il est renvoyé de la poursuite, et il est fait injonction à Etienne Giraud dit Bastier, ut reparet iter predictum quod, ut dictum [est], debet suportare, et in statu teneat ,sub pena lx s. t., et hoc infra x dies proximas. – Les auteurs de la dénonciation dirigée contre Barthélemy Biex, au sujet d’un sentier, faisant défaut, il est renvoyé de la plainte : concedentes eidem reo violum predictum in suo statu in quo est manere,. eidem precipientes ut in dicto violo teneat unum aucipié gallice. – Poursuites: contre André Robin, de Leignieu, pour avoir relâché les vaches d’Etienne Bastier, dit Giraud, surprises en délit dans la vigne de la sacristaine de Leignieu, et à lui remises en garde de la part de la dame de Cousan. – Contre Antoine Gontier, de Leignieu. Proponit.. procurator,.. quod, lapsi sunt duo anni vel circa, Anthonia ejusdem Anthonii uxor devenerit incensata,.adeo quod, quadam die, ipso Anthonio foras existente, qui dimiserat eamdem Antboniam solam sine aliqua custodia (quod facere non debebat, actenta furore sue infirmictatis) adeo quod, propter custodiam non factam. ipsa Anthonia, nescitur quo spiritu ducta, se occidit. et se cum quodam fune extrangulavit, in tantum quod, quando idem Anthonius venit de negociis suis,, repperit eam mortuam et occisam cum fune et extrangulatam. Quo viso per ipsum Anthonium, ipse Anthonius cum quodam cultello funem cum quo sextrangulaverat ipsa Anthonia scidit et a collo admovit, quod facere minime debebat sine licencia curie Cosani et sine appellando curiam predictam, cum ageretur de obmictdio. Quare concludit idem procurator ex premissis, et petit sibi responderi, et habita confessione ipsius Anthonii, petit eudem condempnari in viginti quinque libras t., salva, etc., et si negentur, ad probandum se admicti ; comparente reo, verbo negativo proposita per procuratorem negante cum juramento, litem super hoc contestando. .L’affaire est successivement renvoyée à plusieurs audiences ; finalement le prévenu est renvoyé de l’instance. On lit toutefois en marge du texte ci-dessus relaté : Solvit hujusmodi instanciam, cum judiciis secutis. M., B. To. Mise en adjudication du droit de prendre l’eau sur le chemin public de l’Hôpital de Rochefort à Montbrison, vers les aisances du Clos, sur la mise à prix de un denier de cens et 5 sous t.. d’introges. – Défense aux bouchers de Boën de vendre de la viande en public les jours fériés. – Bringo du Garait, de l’Hôpital de Rochefort, censier de la cense des noix du prieur de Sail de Cosan, fait assigner Barthélemy Regard, du Sail, en paiement de 2 quartes et 2 cornues (cornutas) d’huile.- Abénevis, au profit de Mathieu Thomas, du Montelhard d’une prise d’eau sur la goutte de Concise, avec faculté de lui faire traverser le chemin de Montelhard au moulin du Sail. – Contrainte décernée contre J. François et sa femme, pour payement de la taxe de certaines écritures reçues par feu P. ViaI, notaire, judiciairement obtenue en la cour du temps que feu P. Morelli en était greffier. – poursuites : contre Laurent Blanchet [de Boën ?], pour usurpation d’une demi-brasse sur le chemin de la porte de la Roche aux Gontiers. La cour se transporte sur les lieux et renvoie le prévenu de la plainte, viso… itinere predicto, actento et considerato dampno, tam pro facto meniarum (sic) quam fossalium, eidem Blancheti illato. – Contre Nicolas Bilhardi, ou Bilhaudi,maigninus Boenci, pour avoir laboure un chemin public, et l’avoir limité par des bornes de pierre sans la permission de la cour : il est renvoyé de la plainte.- Par Bringo du Garait, de l’Hôpital, contre J. Ponson l’aîné, de Boën, pour le paiement de 18 gros à lui dûs pour vente d’une charretée de foin. Serment décisoire de l’intimé, qui déclare ne devoir que 10 blancs (f° 53). – Jean Montaigni, de la paroisse de Palognieu, mandement de Cousan, reçoit de la dame de Cousan, par la remise d’un éclat de bois, per tradicionem cujusdam parve acle, l’investiture du tiers des biens de feu son père, à lui délaissé à la forme du contrat de mariage de Pierre son frère et, pour fixer le droit par lui dû, il est ordonné que messire Thomas Charrière, le procureur fiscal et le greffier se transporteront avec le terrier sur l’héritage en question et en feront faire l’estimation par prud’hommes. Donné à Boën, le jeudi 10 mars 1467 (1468 n. st.) in camera notarii subscripti (le greffier Moreau), in qua habitat ipsa domina apud Beoncum. Le droit à payer est fixé à 3 écus d’or neufs, valant 4 livres 2 gros. – Transport du châtelain, assisté du procureur et du greffier, à la Roche Corbine. pour y faire estimer par prud’hommes une vigne advenue à Michel Caria dît Charrière, par suite de partage avec Jean Charrière. Cette vigne est estimée 100 sous tournois ; ce qui porte le droit de la dame de Cousan à 26 gros deux tiers, ou 33 sous 4 deniers.- Les arrêts prononcés contre Georges Bigot, d’Arthun, pour défaut de comparution comme témoin, sont levés, sur son affirmation qu’il n’a pas reçu avis de comparaître. – Mathieu Charreton, de Boën, est renvoyé de la plainte portée contre lui pour usurpation sur la vigne de Durand du Montcel, attendu que le plaignant ne veut pas se porter partie et qu’il n’y a pas sauvegarde signifiée de la part de la dame de Cousan. – Sentence rendue en présence de Pierre Mariotonis, prêtre, curé de Boën. – Autorisation d’ouvrir une auberge : Concedimus Johanni Sadurelli, de Boenco,.. quathenus hospicium generale ad recipiendum et locandum omnes et quascumque personas cujuscumque gradus et condicionis existentes teneat et faciat, et in signum hujus, ymaginem Beate Virginis Marie in sua domo apponat et afigat : eo mendiante quod idem Sadurelli juravit ad sancta Dei Ewangelia solita. – Frère Guillaume de la Fayette, ancien censier du prieuré du Sail, demande à Robert Cossat du Sail 5 sous et 2 bichets de blé à lui prêtés, 2 gros et deux tiers pour vente de 2 quartes de vin, une buy d’huile valant deux cornues (unam buy gallice. Olei, valentem duas cornutas olei), et quatre ânées de bois prises au bois de Bonent. Robert Cossat réclame la déduction du prix du charroi du vin qu’il a mené pour le demandeur, un gros par voyage. – Ordonnance de transport sur les lieux pour vérifier l’application du terrier de la confrérie de Saint-Jean ou de la luminaire. – La dame de Cousan abénevise l’eau de la goutte de La Loeny à Antoine du Clos, pour par lui l’employer à l’irrigation de ses propriétés en nord de ladite goutte ; présent Philippe Moret, châtelain et damoiseau, jeudi 17 mars 1467 (1468 n. st.) à Boën, in camera ejusdem domine in qua habitat presenter, que est notarii subscripti. – Poursuites : contre Jean du Verdier, pour anticipation sur les aisances de Maisieu ; le procureur fiscal requiert que le prévenu réponde sous serment et sans ministère d’avocat sur le point de fait. Il est renvoyé de la plainte, les habitants de Maisieu refusant de se porter partie (folio 69).- Contre Humbert Garnaud, de Boën, pour défaut de foi et hommage-lige d’une rente annuelle et censuelle de 3 sous, assise sur ses biens situés dans la justice de Cousan et par lui rachetée de Barthélemy Puy, bourgeois de Montbrison, qui la tenait lui – même en fief de la darne de Cousan : le procureur fiscal en réclame la commise au profit de cette dernière. – Par Antoine de Rori, paroisse de Saint-Georges sur Couzan, contre Jean Geneste, de le GaI, mandement de Cousan, pour paiement d’aides de noces. Ordonné que le demandeur, étant d’une autre juridiction, fournira caution de juri stando et judicatum solvendo (f° 52 v°). – Par Jean Gontier, de Leignieu, contre Ponson Gontier son oncle, pour parvenir à l’exécution d’un contrat d’association de biens entre eux passé La cause reste assoupie du consentement des parties (f° 88).
F°s 51-100. – Poursuites : contre Jean du Bochatel pour avoir construit une scie mécanique et pratiqué sans abénevis une prise d’eau au lieu d’Esserméan, dans la justice de Cousan. – Contre le même, pour usurpation sur le chemin publie « doz Fangez « à la Bellueri. – Contre le même, pour avoir enlevé à la veuve de son fils son enfant encore à la mamelle et l’avoir emporté de force, officium majestratus commictendo,cum omnes impuberes in juridicione Cosani existentes pupilli et sine patre sint in salvagardia domine, et nulli liceat de eisdem se intromictere sine licencia curie. – Contre Laurent Bigot, portier d’Arthun, super janua hora medie noctis apperta, ultra ordinacionem domini castellani et inhibiciones ob hoc factas infringendo : il est renvoyé de la prévention. – Par Jean Gontier, de Boén, contre Pierre et Michel Plasse, frères, pour salaire d’un an de sa fille : petens..pro salario Claudie ejus filie, unius anni, quo durante anno stetit et servivit eisdem fratribus honeste et condecenter, unum blanchet burelli albi quod, communi extimatione, potest valere xj grossos, unas caligas pagni pertici va/entes tres grossos, unam alnam tele valentem quinque albos, unum capitagium valens quatuor albos, unas manucas ij g..pro affanagio suo quindecim solidos. – Par le procureur fiscal et messire Pierre Ruffin, curé d’Àrthun, contre Petit Jean du Ris, d’Arthun, pour usurpation d’un chemin de service conduisant à la vigne de la cure, au lieu de la Garde de la Net. – Contre Georges du Bru, du Montelhard, paroisse de Trelins, articulis procuratoris responsuro super abilhamento francorum archeriorum, videlicet les jaques, non facto, sicut conventum, ordinatum et promissum fuerat hoc anno. Actento relatu prepositi, qui retulit dictum Georgium nil agere habuisse in dictis vestimentis, ordinamus quod dormiat. – Contre Jean Bertholon, du Clos, pour construction d’une écluse et prise d’eau sans autorisation sur la goutte de la Loeny. – Contre Etienne du Mas, pour infraction à la convention mutuelle intervenue entre lui et le nommé Travalon, de ne se traduire jamais en justice, mais de faire décider leurs différends par prud’hommes : Proponit idem procurator contra Stephanum de Masso, perrochie de Trelins, quod licet ipse vocatus ex, et (prénom en blanc) Travalon de Ruppe, perrochie Sancti Stephani loz Molard, pactum expressum….. inter se diu ferecint (de quo quidem pacto copia collationata et signo manuali notarii publici signata penes curiam extitit representata), videlicet quod unus dictorum de Masso et Travalon alterum eorumdem non denunicaret in quacumque curia de dampnis per unam ipsarum parcium inferendis alteri parti, sine eo et preter id, quod ille cui dampnum foret factum primo faceret scire parti dampnificanti, et quod ipsi de Masso et Travalon communi consensu probos ad dampni noticiam habendum eligerint, et extimato dampno per probos, pars dampnificans teneret ordinacionem proborum sine figura litis ; premissis non obstantibus, idem de Masso contra suum proprium juramentum veniendo, ab anno citra dictum Travalon denonciavit in curia de la Bastia, sine eo et preter id, quod, ut supra dictum est, dampnum extimari fecerit, perjurium commictendo, in premissis delinquendo, etc. Quare petit idem procurator super premissis sibi per delatum responderi, que si confiteatur esse vera, petit eum compdempnari in xxv libras, aut alias ipsum delatum puniri secundum casus exhigenciam ; si negentur, ad probandum se admicti. Etienne du Mas est admis à composition moyennant un mouton gras, unum pinguem mutonem,… malicia denunciantis considerata, et debili informacione procuratoris actenta (f° 115 v°) – Contre Benoîte Durantete et Catherine sa fille, pour avoir enlevé une marmite, cacabus, saisie par Jean Regis, sergent royal. Elles sont mises hors de cour, considerato quod sunt mulieres, et paupertate earumdem actenta, et quod de modico agitur. – Défense à Antoine Potard, de Ventuel, au mandement de Cousan, de divertir l’eau tombant du moulin de Ventuel au Rosseil, pour la conduire au lieu de Saignes-Mortes hors de la justice de Cousan et dans celle de Rochefort. – Contre Jean de Boissel, pour avoir, dans une noce où il assistait avec plusieurs autres personnes, qui valde potaverant, présenté une tranche de poire coupée en forme d’hostie à Antoine de la Côte et sa femme, en leur disant : « Veci vostre createur qui vous vint voir ; je le vous apporte ; recepvez-le devoctement. » Le prévenu s’excuse, cum hoc fieret spaciendo, et essent in gaudiis nupciarum. La cause reste assoupie pour cette fois. – Il est enjoint à Jean des Gouttes, de la paroisse de saint-Just-en-Bas, de garder les arrêts dans la ville de Boën, jusqu’à ce qu’il ait répondu au fait qui lui est imputé, d’avoir anticipé sur un chemin. – Poursuites : contre Pierre Coiffet, de Leignieu, pour avoir construit une maison sur les aisances dudit lieu, sises près de la fontaine de Leignieu, sans la permission de la cour et le consentement des autres ayant-droit. – Claude Vernin, mercier de Montbrison, compose a 2 sous et demi pour s’être plaint de ce que Jean Nodigier, granger de Grand Ris, lui eût enlevé son bonnet de la tête, et l’avoir insulté en pleine foire de Sauvain ; ledit Nodigier compose de son côté à 3 sous 9 deniers pour avoir porté les mains sur Claude Vernin et enlevé son bonnet. – Jean de Praval, paroisse du Sail, compose à 2 sous et demi pour infraction d’arrêts à lui signifiés. – Jean Grand-Pierre, d’Espinasses, paroisse de Sauvain, compose à 3 sous 9 deniers pour usurpation sur le chemin d’Espinasses au pont du même nom : à lui enjoint de remettre les lieux en l’état dans la quinzaine. – Pierre Poncet, de Regnieu, habitant de Lugnieu réclame d’Etienne Pré, dit Stevenin, 7 blancs royaux pour prix d’un « palard de fer ». – Poursuites : contre Blanche, femme de Pierre Coussat, serrurier de Boën, pour coups portés à Philibert Jacquet ; le procureur fiscal conclut à ce qu’elle soit condamnée à 60 sous tournois d’amende , pour effusion de sang; mais ledit Philibert déclarant ne pas vouloir se porter partie, elle est renvoyée de l’instance. – Par le prieur de Salt-en-Donzy, tuteur des enfants mineurs du seigneur de Jas, contre Jean Bergier, de Boën, pour servis. – Contre Barthélemy Bartholon, du Clos, pour anticipation sur le chemin public du pont de Trelins à la maison d’Antoine du Clos. – Contre noble homme Hugues du Poyet, vassal de la dame de Cousan, pour avoir usurpé sur les droits de celle-ci en abénevisant à Jean du Verdier certaines aisances sises à l’Olme. -Jeanne, veuve de Philippe Merland, d’Arthun, est nommée tutrice de sa fille mineure, après avis de parents ; elle prête serment, ainsi que les deux conseils et curateurs qui lui sont adjoints ; commise du greffier pour faire l’inventaire des biens de la mineure. – Poursuites : par le procureur fiscal, à lui joint messire Pierre Roux (Ruffi) prêtre, curé d’Arthun, contre Jean Chardon, du même lieu, pour avoir fait écouler, au moyen d’une tranchée, l’eau des fossés d’Arthun, loués par les habitants audit curé, qui y avait mis du poisson. La cause est assoupie d’ordre de la dame de Cousan (f° 158 v0).- Contre Jean Borcandio, de Boën, pour n’avoir pas enlevé son fumier de la voie publique dans le délai à lui prescrit :il est condamné à 2 sous et demi d’amende. – Contre le même, pour avoir enlevé aux chiens de l’abbé de (nom en blanc) et s’être approprié un lièvre, au lieu de le porter à la dame de Cousan. – Contre Jean Prêle, d’Arthun, pour avoir retenu au delà du délai prescrit un porc trouvé sans maître. – Contre Pierre du Ris, d’Arthun, pour avoir clos avec une claie le chemin public du village du Ris à la maison de Mathieu Eschinon, ubi est assueta processio corporis Christi transire Renvoyé de la plainte, precipientes eidem de Rivo,, quatenus clea ibidem affixam, dum et quando eadem processio transire voluerit, admoveat, sub pena lx s. t.. – Contre noble homme Philippe Darmaz, alias de Varennes, seigneur de Beauvoir, pour servis dus à la forme d’un terrier par lui récemment vendu à la dame de Cousan. – André Chavanon, d’Arthun, compose à 2 sous et demi pour la clame ou plainte contre lui faite par Jean Joton, du même lieu, à qui il avait dit « ‘Tu n’es que ung fol ! « – Jean du Clos, paroisse de Trelins, se porte caution d’Antoine de Rori, paroisse de St-Georges-sur-Cousan, pour le paiement des frais de l’instance pendante entre ce dernier et Jean Geneste, du Gal, de Equali. – Poursuites: contre Mathieu Chardon, d’Arthun, pour avoir frappé Thomas Bertholay alias Vial, de Sainte-Agathe, et lui avoir enlevé et emporté le béret rouge, birrum…. rubeum, qu’il avait à la tête. Le procureur fiscal conclut à 100 sous tournois d’amende pour voie de fait, à la restitution du bonnet, estimé 5 sous, à l’offensé et au paiement à ce dernier de 50 sous en réparation de l’injure soufferte .- Contre Pierre du Ris et André Garmerii, syndics d’Arthnn, pour arrêts enfreints ; ils composent à 2 sous et demi. – Contre André Bravard, du Sail, pour avoir négligé de faire entériner en la cour de Cousan un monitoire par lui obtenu de l’official de Lyon en matière de maléfice (in forma malefficii). – Gratis composuit Johannes de Rivo, perrochie Sancti Georgii supra Cosanum, fidejussorio nomine Petri Fargi et Johannis ejus filii, ejusdem perrochie, pro eo quia ejusdem (eisdem) patri et filio per procuratorem domine imponebatur insultum fecisse apud Sanctum .Martinum les Costez, in juridicione domine ad causam castri de Cosant. Item, imponebatur eisdem delatis confratres confratrie dicti Sancti Martini librasse et libram tradidisse, sine ipsam libram per officiarios domine taxari faciendo : ymo sua propria auctoritate privata ipsam taxaverant, officium majestratus commictendo. Pro quibus composuit ad xxvij s. d. – Deux particuliers s’étant entendus pour changer de place le chemin de Saint-Germain à Montbrison, noble Philippe Morret, châtelain de Cousan, se transporte sur les lieux, fait estimer le chemin abandonné, pour le tiers denier du prix être payé par l’acquéreur à titre d’investison, et procède au bornage du chemin. – Poursuites : contre Jean Bochetal, pour n’être pas venu à la corvée. -Contre Antoine Potard, pour brebis trouvées par Noël Chaffal sur son héritage, nonobstant le brandon de la dame de Cousan, et par lui remises en garde à Jean Stevenin, sergent de Cousan ; il compose moyennant 2 sous et demi. – Contre Georges des Combes, pour ne s’être pas fait investir d’une terre par lui acquise. Celle-ci est mise provisoirement sous la main de la dame de Cousan. – Confirmation de tutelle décernée par testament. – Laurent Potard, prévenu de voies de fait envers Bartbélemy Biex, de \7entuel, est admis à caution en la personne d’Antoine son père, qui promet de le faire représenter en justice et de payer les frais du procès. Assurement respectivement obtenu par les parties, dont chacune, après avoir juré qu’elle redoute des voies de fait de la part de l’autre, obtient défense à celle-ci de la molester dans sa personne, sa famille ou ses biens : ce que la partie adverse jure de ne faire par soi ni par autrui. – Jean Grange, dit Maissan, de Boën, est investi, par la tradition d’une plume, d’une rivière par lui acquise au bord du Lignon. – Jean Ponson l’aîné, de Boën, proteste contre la saisie de sa maison appelée la Merceria, faite à la poursuite de Pierre Bordillon. Celui-ci allègue que ledit Ponson est sous le coup d’une sentence d’excommunication et ne doit pas être écouté en justice, et que d’ailleurs la saisie faîte l’a été de l’autorité de la cour de Forez. Ponson nie l’un et l’autre fait. Il est prouvé qu’il a réellement été excommunié par suite d’une monition suivie de quatre aggravatoires et, nonobstant sa demande de justifier de son absolution, Bordillon est renvoyé d’instance. – Poursuites : contre Martin Fabri, pour avoir clos le chemin public de Sauvain au pont de la Subertat et anticipé sur celui de Dizango à la ChaI de Colonyin (Pierre-sur-Haute). – Contre Jean Maissan, des Granges, pour usurpation sur le chemin dit doz Agneis, tendant des places des Granges à la font Allogner et de là à Grandval. – Contre le même, pour avoir passé induement dans la terre de Barthélemy Geneste, des Granges, sise en Champ Blanc, joignant le chemin des Granges au Planchon et de là au pont de Curveys, au mépris de la sauvegarde de la dame de Cousan et de son brandon planté dans ladite terre.- Contre le même, à la requête dudit Geneste, pour l’avoir troublé dans la possession d’une sienne terre sise au Plat, joignant le chemin de Boën à Palognieu, en y faisant planter un brandon de Cousan par un sergent dudit lieu. – Pierre Burtel, d’Arthun, compose à 5 sous tournois, pour son fils Mathieu, prévenu de s’être porté à des voies de fait contre Michel Chardon, ludendo cum quiliis. – Galmier Mignet. Humbert Garnaud, Pierre Chalvin et Jean Berger, syndics de la ville de Boën, réclament la taxe de frais adjugés par justice au consulat. – Poursuites : contre Mathieu Manfroy, de Curveys, pour pêche à la fourche de fer, aux filets et autres engins, sans permission de la dame de Cousan ou de ses officiers. La cause assoupie jusqu’à plus ample informé. – Contre Georges Durand, de Sauvain, aux fins de payer 6 écus d’or neufs 7 gros et 5 deniers tournois pour investison d’un pré par lui vendu à réméré, au prix de 20 écus d’or neufs, à Georges Cellier, d’Epezi, et depuis racheté de celui-ci. – Etienne Randin, de Saignens, averti par le manouvrier, d’avoir à faire les manoeuvre et charroi qu’il doit, sous peine de 60 sous d’amende, ayant refusé d’obéir, il est ordonné qu’il lui sera enjoint de nouveau par le ministère d’un sergent de Cousan de s’acquitter, sous peine d’une amende double, des charroi et manoeuvre en question. – Poursuites : Contre Georges Cellier, d’Epezi, en paiement de 6 écus d’or neufs 14 gros deux tiers, pour investison au troisième denier d’un pré mouvant de la directe de Cousan, à lui vendu 20 écus d’or neufs. – Contre Pierre des Gouttes alias Maynet, de Boën. Le procureur fiscal allègue, quod die festi Penthecostes Domini ultime lapsi, ipse delatus fuit consul confratrie Penthecostes in Boenco, et quod librando confratres, ipse de Gutis, nescitur quo spiritu ductus, eosdem confratres in libra vini decepit et fraudavit,mensurando de quadam falsa mensura non signata ne (nec) per officiarios domine approbata, que fuit coram omni popullo reperta parva et deprehensa per officiarios. Le prévenu allègue, non esse assuetum in eadem confratria Penthecostes Domini uti de mensura aliqua, nisi ad voluntatem illius qui dictam confratriam tenet, et quod secundum. qualitatem vini mensurari est assuetum : quando est abundancia vini tradere habundanter ; petens interrogari illos qui alias dictam confratriam tenuerunt. – Bénevis à Jean du Clos, paroisse de Trelins, d’un droit de prise d’eau sur la goutte de la Loeny. – Antoine Ferrand est investi d’une saigne et terre au territoire de les Vies, juxta iter tendens de Salvaigni a Suberta, passant le chemyn de la Chirat, ex oriente,. -. et juxta iter tendens de Salvaigni ad pontem de la Val, ex cero. – Poursuites : à la requête de Mathieu Verney, de Boèn, contre Galmier Minquet et Jean Bergier, syndics dudit lieu, ledit Verney, petens sibi provideri per dictos sindicos de una disploide de semelando suos fotutares (sotulares) ; producens quamdam commissionem domini senescalli Bellicadri incipientem : Manentes et habitatores de Cousant, et in fine scriptum, A Cusset, XIXa junii. RAULET, DE BALSAT ;….dictis Galmerio et Bergier pro se et alios dicentibus respectu disploidis concordasse cum eodem Matheo ad septem grossos monete ;…. respectu de semelacione fotularium suorum non teneri. Renvoi devant le sénéchal de Beaucaire. – Contre noble homme Philippe Damaz de Varennes, damoiseau. seigneur de Beauvoir, lequel, au mépris des défenses à lui faites par justice de rien innover dans une cause de simple saisine pendante entre lui et Antoine Chavanon, d’Arthun, comme aussi de nuire à ce dernier en son corps. sa famille et ses biens, s’est transoorté dans un champ où moissonnait ledit Chavanon et, dégainant son poignard, l’a menacé en ces ternies : « Je regny Dieu, villeyin ! vous sortirés hors de cete terra, et vous ferrey mal finer, vous et les vôtres ! « a p ris et emporté une certaine quantité de gerbes (gelmarum) et aurait blessé ledit Antoine et son fils, s’ils ne se fussent échappés de ses mains. Il est condamné à 50 livres tournois d’amende, avec défense réitérée d’attenter en rien à la personne de Chavanon et des siens. -Accense des quarts d’Arthun, moyennant 12 bichets de seigle, à Pierre Sallat et Benoît Georges alias Burtel, derniers et plus haut enchérisseurs. – Poursuites contre Claude Verney, alias Peret, de Saint-Just-en-Bas, pour avoir refusé à Jean Chier, du Mont, qui l’en requérait au nom de la dame de Cousan, de l’aider à capturer, pour les livrer à la justice, des porcs en délit dans le pré de celui-ci ; ce qui est cause que la dame de Cousan a perdu l’amende encourue pour infraction de sa sauvegarde.
Fos 101-150. – Vente aux enchères, après trois publications au lieu accoutumé, d’un jeune porc maigre, dit nuror, trouvé sans maître, ex offagio repertus : il est adjugé au prix de sept gros, valant 8 sous 9 deniers tournois. – Poursuites : contre Guillaume Girard, en paiement d’un droit d’investison pour sa part dans l’hoirie de Mathieu, son frère, quia, de consuetudine patrie Forensis, investicio debetur de fratre ad fratrem. – Contre Hugues de Coavoux, boucher de Boën, pour avoir étalé et vendu publiquement de la viande le dimanche, et aussi pour avoir abattu des animaux dans la rue des Bouchers, contre la défense qui en a été faite. – Contre Galmier Mingnet, Pierre Chalvin, Jean Berger et Humbert Garnaud, syndics de la ville de Boën ; le procureur fiscal allègue, quod,.. hoc anno m° iiije lxviij°,. inter se diviserunt talliam regiam, et domini nostri ducis donacionem, et complures tallias ; in qua quidem divisione talliarum illicitum manopolium fecerunt,.. et complures sommas cum talliis regiis miscuerunt et, quod deterius est, in rotullis talliarum predictarum levatoribus ipsarum tallarium traditis, non fieri fecerunt scribe eorumdem rotullorum mencionem de sommis per eosdem sindicos divisis, et rotullos predictos non signatos eidem levatori tradiderunt. – Contre Pierre et Antoine Bocher, pour usurpation sur le chemin public tendant de la porte de Montbrison au gué de Chozé (Chosieu) ; nomination d’experts pour vérifier les bornes limitant le chemin. – Contre Mathieu daulx Fossaz, pour avoir pris des sarasis (sarrasin) à Etienne Plasses. – Contre Jean Perrichon, pour avoir mis « le brein « (le son) de froment dans le pain. Renvoyé de la plainte pour cette fois. – Contre Pierre Chalvin, de Boën, pour avoir fait un fossé dans le sentier de Boën à Clos-Bodet, au préjudice de la chose publique et aussi d’Antoine Fabri, notaire, procureur de Bussy. et d’Antoinette sa femme. – Contre Benoît Chiesa, de Boën. pour avoir refusé d’aider les officiers de Cousan à conduire un délinquant en prison. Renvoyé pour cette fois, attendu sa jeunesse (f° 158 v°). – Contre Guy Badot, boucher de Boën. Celui-ci, depuis longtemps animé de mauvais sentiments contre Jean Martin, barbier de Boën, l’a injurié dans la rue et a saisi une grosse pierre pour le frapper. Sa femme et sa belle-soeur lui ayant enlevé cette pierre des mains, il saisit sur l’étau d’un maréchal une paire de grosses pinces (cum quibusdam turquesiis grossis), se met à la poursuite du barbier qui avait pris le large, le rattrape et le charge de coups, malgré la défense du procureur fiscal présent sur les lieux. Le battu demande alors a être conduit en prison avec son agresseur : Quibus factis idem barbitonsor, senciens se verberatum et male tractatum, se reddidit captum cum dicto Guidone Badot, petiitque ad carceres duci cum dicto Guidone. Quibus factis, idem. procurator manus, ex parte domine Cosani, in personas dictorum barbitonsoris et Badot delati apposuit, et arresta in carceribus Boenci eisdem jubsit et precepit, sub pena lta librarum t. Mais loin de garder les arrêts qui lui étaient prescrits, Guy Badot rentre dans sa maison et rencontrant le procureur fiscal, il lui saute à la gorge et l’aurait étranglé, si quelques femmes ne fussent venues à son secours. Puis, il s’enfuit de Boën. Le procureur fiscal requiert qu’il soit condamné à une grosse amende, in certis mangnis summis per. nos arbitrandis. A une audience subséquente, Jean Martin mis en demeure par le prévenu de se porter ou non partie civile, s’y refuse pour le moment, et est en conséquence exclu de tous dommages et intérêts. – Contre les syndics de Boën contestant au châtelain le droit de prescrire le guet. – Contre Claude Corteys, pour avoir frappé le fils de Guy Badot. Dormiat de mandamento domine. – Contre Jean Grange, du Montelhard, granger de Chosieu, pour avoir fait un certain nombre de gerbiers sans jeter la dîme due aux dames de Leignieu ; il allègue la défense à lui faite par son maître le seigneur du Bost, qui prétend que la dîme lui appartient. Ordonné que cette dîme sera jetée dans la huitaine. – Par Martial du Chaffal et sa femme contre Ponchon du Gal, de Equali, mandement de Cousan, aux fins de faire reconnaître par ce dernier qu’il tient d’eux en commande, au cheptel de 2 sous neufs d’or. une vache pili grivelli et son veau. – par André de Prandières, notaire, contre Antoine Ferrand, de Sauvain, pour avoir relâché sans son autorisation et celle de la cour de Cousan, un cheval pris en gage par ledit André, du temps qu’il levait les cens du chapitre de Montbrison, et remis en garde audit Antoine sous la main de la dame de Cousan. Antoine Ferrand requiert et obtient que le demandeur donne caution, cum sit foraneus et moram trahat extra juridicionem nostram. Celui-ci négligeant de le faire, ordonné que l’affaire dormira. – Par le procureur fiscal contre Antoine du Mas, de Palognieu, pour avoir refusé de se soumettre à la sentence de deux prud’hommes choisis par lui, autre Antoine du Mas et Jean du Mas, pour statuer sur leurs différends sous peine contre la partie récalcitrante de 100 livres tournois applicables, moitié à la partie docile, moitié à la dame de Cousan ; le procureur fiscal requiert le payement de la moitié afférente à celle-ci. – Par le prieur de Donzy, tuteur des enfants du seigneur de Jas, contre Pierre et Michel Plasse, de Boën, pour raison du quart de certaine terre sise à Rigaud, quod quidem quartum deportaverunt,… quamvis ipsa terra sit quartibilis. – Contre les syndics de la ville de Boën (11 août 1468). Proponit procurator domine….quod propter tumultum guerre. Dominus castellanus Cosani se personaliter transtulit in hac villa Boenci, pro visitando menia seu muros ville, et facta visitacione per ipsum castellanum, fuerunt facte plures injonctiones eisdem sindicis, quod habere [n]t complere seu facere complere turres et muros ville predicte et complures alias reparationes, et hoc sub pena c.l. t.,… ad que minime obtemperaverunt ipsi sindici, licet datis… pluribus dilacionibus. Les syndics s’excusent de n’avoir pas exécuté les travaux prescrits, propter deffectum partagiidicte clausure ville Boenci, quod minimum reperire potuerunt, et se déclarent prêts à obtempérer aux ordres qu’ils ont reçus. L’amende de 50 livres tournois est déclarée encourue, puis modérée à 100 sous tournois : precipientes eisdem sindicis, sub pena dupplici, quod habeant facere et complere injuncta, nec non faciant in dicta clausura rastellos et barbacannes, et alia que circa fortifficacionem ville fuerint necessaria. Appel des syndics. – Par noble homme Philippe Morret, damoiseau, châtelain de Cousan, contre les mêmes, petens eisdem… tam pro tribus viagiis per eum pro negociis, utilitate et profugio (?) ville factis in Sancto Baldomero, et aliis tribus viagiis in villa Cerverie, et pro visitacione ville et mostris anni preteriti, quam pro pluribus aliis laboribus, unam marcham argenti, ad quam sommam extimat penam et laborem predictos. Les syndics réclament un état plus détaillé. L’affaire se termine par un accord. – Contre Jean de Bochatel, paroisse de Saint-Didier~sur-Rochefort, pour avoir enlevé avant jour le foin d’un pré appartenant à Marguerite. veuve de Jean de la Cbaise et placée sous la sauvegarde de la dame de Cousan, au mépris du brandon de ladite dame érigé dans ce pré. L’instance est suspendue, parce que le prévenu recourt à la cour présidiale de Forez. – Contre Hugues de Coavoux, boucher, pour avoir, contre les défenses faites aux bouchers par cri public, de vendre de la viande hors de leurs maisons les jours de fête, tué et mis en vente des animaux sur la voie publique, le jour de la solennité de la Transfiguration, avant l’office divin, adeo quod ponpa transiente,uibi (sic) erat presbiter qui defferebat secum Corpus Xpi, omnes scanni macellorum fuerint pleni animalium occisorum, et bocherii ibiddem reperti animalia predicta excoriancium , et maxime idem Hugo… – Contre Guy Badot, Jean Perrichon et Jean Charrière, pour pareil délit. Renvoyés, avec défense de recommencer (f° 159}. – Abénevis de prise d’eau dans la goutte de Cromères, en faveur de Jeanne, veuve de Pierre Manfroy, de Curveys. – Poursuite en reconnaissance de servis par les membres de la confrérie de Saint-Michel Archange de Marcilly et pour eux André Gontier, curé de Trelins, contre Jean et Catherine Sadurel. – Contre Antoine Ferrand, de Sauvain, pour avoir vendu du vin dans son cabaret avec une mesure d’étain de deux pintes, d’une capacité inférieure à la mesure légale. Le prévenu recourt au juge de Forez. – Contre André Eschinon, d’Arthun, pour avoir enlevé de force au sergent Jeannin le Bolungier une bride saisie à son préjudice. Après informations contradictoires, il est acquitté. – Sur le vu d’un abénevis reçu par Galmier Galmerii, jadis scribe de la terre de Cousan, Benoît de Marencio est renvoyé de la demande du quart des fruits d’une terre sise au Châtelhard, joignant le chemin de Marencio au bois de la dame de Cousan de soir. – Contrainte contre les syndics de Boën, pour paiement du travail fait in fodendo vineam Sancti Spiritus Boenci. – Poursuites : contre Pierre, fils de Petit-Jean du Ris, pour avoir dit et répété à Catherine femme de Jean Charreton, de Boën : « Va t’en, puta secoussa ! « au mépris de la sauvegarde dont jouit son mari ; il compose moyennant 2 sous et demi (f° 155 v°) – Contre Mathieu Frances alias Joton, pour avoir tiré le couteau contre messire Pierre Ruffïni, prêtre, curé d’Arthun, et contre Barthélemy son frère pour l’avoir frappé gladio evaqinato, jusqu’à grande effusion de sang. Ce dernier se soumet à ce qui sera ordonné par la cour. Il est condamné à 6 livres tournois d’amende .Mathieu Joton, son complice, reconnu coupable d’avoir aussi dégainé et d’avoir crié lorsque son frère frappait le curé ; « Avant compaignons. ! avant, par la mort Dieu ! il le fault mectre affin, le ribaut prebstre ! « est condamné à 30 sous d’amende (f° 165). – Contre Etienne Maissan, de Saint-Just-en-Bas, pour avoir appelé frère Thomas, Coqueluchi. Celui-ci déclare n’avoir pas porté plainte et le prévenu est renvoyé de l’instance. – Par Jean Stevenon, du Mont, paroisse de Saint-Jnst-en-Bas, contre Antoine Ponson et sa femme, en paiement de 8 livres pour vente de 200 ras d’avoine. – Contre Thomas des Buriannes, paroisse de Chalmazel, pour avoir enlevé du bois vert et sec dans le bois de la dame de Cousan appelé de l’Olmectz, au mandement de Cousan. Il est admis à composition moyennant 10 sous tournois. – Antoine Boyffoz, de la paroisse de Sauvain, prévenu d’avoir pris dans le bois des Ulmes, appartenant à la dame de Cousan, plus de bois que son abénevis ne lui en accorde, d’y avoir mené avec lui d’autres personnes, et enfin d’avoir construit un four propre à la fabrication du charbon de bois, est admis à composition moyennant 40 sous tournois. – Simon, fils de Georges de Sauvain, prévenu d’avoir frappé Mathieu Forès d’un coup de poing à la tête au théâtre de Sauvain, in teatro publico de Salvaign, est admis à composer moyennant 2 sous et demi, ejus paupertate actenta . – Pierre Rochi, de Dizango, paroisse de Sauvain, compose moyennant 5 sous super invasione itineris seu drayez tendentis de Dizango a la ChaI de Coloinyin.- Pierre Bocaud, prévenu de pareil délit, est renvoyé d’instance, parce qu’il est reconnu que son héritage dépend de la justice de Montherboux. – Mathieu Croset. de Sauvain, déclare avoir pris à bail le dernier ban d’août de la dame de Cousan au prix de cinq sous, et la leyde au prix de trente. – Poursuites contre Antoine Ferrand, de Sauvain, super eo quod sine licencia examinare fecit Anthoniam ejus filiastram de morbo lepre suspicatam. Sursis à l’instance, parce que le prévenu a fait recours à la cour de Forez. – Etienne de la Mure, paroisse de Saint-Jnst-en-Bas, offre à la dame de Cousan duos muctones lane pingues et bonos, pro muctatione itineris novi ad iter vetus existens inter terras de Creux. Autorisation conforme. – Poursuites : contre Jean et Pierre Peraud, pour investison d’une terre sise « en la Trebueri, apud lous Fossaz ex occidente ( ?), juxta tenementum… nuncupatum de la Faieta ex aliis partibus. -Contre Jean Chatard, pour avoir construit une maison et étable sur un terrain dépendant des fossés de la ville de Boën ; ordonné qu’il démolira dans la quinzaine. – Contre Jean Morel, d’Espinasse, super defloracione sue ancille. Dormiat,… quia recurrit, donec habita remissione. – Injonction à Claude Vernay de terminer dans la quinzaine un travail à lui donné à prix fait par Etienne Jacquard, prêtre, curé de Saint-Just-en-Bas. – Poursuites : contre Jean François, de Boën, pour avoir négligé d’achever dans la quinzaine la tour appelée de Minet (ou de Muret ?) qui lui appartient, comme cela lui a été enjoint à peine de 25 livres d’amende. Le prévenu dit qu’il a bien acheté la chaux nécessaire, mais n’a pu faire encore le travail prescrit. La cour déclare l’amende encourue, avec injonction de terminer la tour dans la quinzaine, sous peine d’une amende double. – Par Pierre Murat, de Villa, mandement de Cousan, contre Mathieu Laurent, pour le prix de 16 journées employées à labourer une terre de 5 cartonnées sise à la Rameri, et pour lesquelles il réclame I6 gros. – Contre Pierre et André des Combes sous Saint-Just, pour avoir vendangé une vigne à la Net avant l’époque fixée par le ban de vendanges ; les prévenus justifient de la permission de la dame de Cousan (f° 152 v0). – Contre la Julienne, pour avoir frappé la servante du prieur de Saint~Julien, censier du Sail de Cousan. ~ f° 151-192. – Poursuites : contre Agnès Gonard, super sortileqio. – Contre Claude et André de Creux, paroisse de Saint-Just-en-Bas, pour usurpation sur le chemin public dudit Saint-Just à la Croix de l’Erbret. – Contre Hugues Coavoux, boucher de Boën. tenancier d’un jardin à Chatus, sur lequel le seigneur de Jas a droit au quart des fruits, pour défaut de paiement de cette redevance. – Contre Barthélemy Regard, de I’Uzeleria, pour n’avoir pas obéi à l’injonction à lui faite de réparer dans la huitaine le chemin public de Marencio à Leignieu. Acquitté sur le rapport du prévôt de Cousan, qui atteste que le chemin est en bon état. – Contre les syndics de Boën, pour avoir donné le ban de vendanges sans appeler la justice et avoir prêté le serment ordinaire : ils allèguent qu’à la forme de leurs titres, ils ne sont tenus qu’à appeler le prévôt. Et nos, visis titullis eorumdem, appunctamus quod sindici moderni veniant, aut qui pro temporibus fuerint, coram scriba curie Cosani, prestituri sacramentum et ordinacionem et visitacionem vinearum eidem graffario relatum ; per manus cujus scribe fient cum serviente proclamaciones, habita prius et obtenta a preposito Boenci licencia vindemandi, et hoc quoad habitantes villam Boenci dumtaxat. Quo vero ad alios furaneos extra villam Boenci residentes,… ordinamus quod veniant coram procuratore et scriba, licenciam vindemiandi ab eis obtenptum, preposito de Boen non vocato nec in quoquo presente ; quod quidem reqistrum vindemiarum ville Boenci fiet sine costu quocumque ab eisdem habitentibus Boenci per graffarium exhigendo. – Contre Pierre du Ris, Denis Cholio et Antoine Charreton, syndics d’Arthun, pour pareille cause. Sur le vu des titres produits par lesdits syndics, nos ordinamus quod probi elligendi pro visitacione vindemiarum veniant coram scriba prestituri juramentum, per manus cujus fient proclamaciones et reddigentur in papiris domine, sine costu eisdem sindicis fiendo,prius obtenta licencia a proposito de Boenco et Artheuno vindemiandi per ipsos sindicos, et quoad habitatores .Artheuni dumtaxat ; quod vero ad alios, veniant ad procuratorem et scribam, proposito minime vocato. – Sentence motivée déclarant nulle une citation faite un jour férié. – Antoine Gontier, de Leignieu, compose moyennant une quarte d’huile pour arrêts enfreints. – Barthélemy Joton, prévenu d’avoir vendu la même terre à deux personnes différentes, est admis à composer moyennant une douzaine de perdrix. – Poursuites : par Antoine Pazafol, clerc, notaire, jadis greffier de Cousan, contre Etienne Girard ; il lui réclame entre autres choses 2 francs, ex vendicione unius balliste sibi reo per actorem vendite a festo beati Johannis Baptiste nativitatis citra. – Cause où intervient vir discretus dominus Andreas de Boicello, presbiter, curatus Palogniaci, et prebendarius ac receptor prioratus et conventus Leigniaci. — La tutelle des enfants de Pierre Charrière est décernée à Clémence sa veuve, que juravit solita, et cavit per Johannem Charriere et Petrum Plassi, patruos dictorum liberorum, quos decernimus eisdem matri et liberis consultores, qui juraverunt ecciam solita. Le greffier est commis pour faire l’inventaire des biens meubles et immeubles, dont la mère promet de ne cacher aucun. – À la requête du procureur fiscal, de Jean de la Ville et consorts, défenses sont faites à Jean de la Plaigne, paroisse de Chalmazel, de s’immiscer dans les bois de la dame de Cousan appelés d’Eugarim, des Ulmées et des Bassines, plus en détail confinés. Jean de la Plaigne prétend avoir droit d’entrer dans lesdits bois en vertu d’un abénevis du seigneur de Montherboux. – La tutelle de Jeanne, fille de Pierre de Grantsaigne, est décernée à Jean, son oncle paternel, ayant pour caution Barthélemy Geneste et pour conseil Jean Chancolons. Le greffier est commis pour dresser inventaire. – Homologation par justice du contrat de mariage, par paroles de futur, entre ladite Jeanne et Benoît des Combes, paroisse de Saint-Jean-la-Vêtre, reçu Georges Chassain, notaire. Qui siquidem Johannes Grant Saigne… et Johannes Chancolons juraverunt ad sancta Dei Evangelia. . .dicta pacta… fuisse facta in profugium, utilitatem et comodum ejusdem Johanne, sine dolo, fraude et cautela. – Ordonné que Jean Chassain prendra abénevis de l’eau tombant d’une rase, entre la vigne de Grangi du Montelhard et la terre dudit Chassain, dans le chemin public de l’Hopital-sous-Rochefort à Montbrison, sous peine d’être poursuivi pour perception illicite d’eau. – Aritoine Ferrand, de Sauvain, est investi, per tradicionem cujusdam. lictere, d’une terre sise aux Elanons ( ?) joignant le chemin de Sauvain-le-Vieil au pont de la Va1 de matin,. par lui acquise à titre d’échange de Jean et Martin Fabri, de Sauvain. – Autre investison, pour le même, d’une terre à Fontabost, par lui acquise au prix de 2 écus d’or neufs ; le droit de la dame de Cousan, au tiers denier, est fixé à 15 sous 10 deniers.- Le même est admis à composition, moyennant 4 livres tournois, pour divers procès à lui intentés par le procureur fiscal pour mesure fausse ; brandon apposé sur brandon et infraction de brandon ; voies de fait exercées par son fils sur la personne de Martin Fabri ; visite irrégulière du corps de Sa bru soupçonnée de lèpre ; et tous autres pendants à la forme du présent audiencier. – Pierre du Moncel, de la paroisse de Saint-Sixte, ayant dénoncé Thomas Cotier pour avoir induement passé dans sa vigne, et à cette occasion mis en mouvement le procureur fiscal, est condamné à 7 sous et demi d’amende, pour n’avoir pu justifier de la sauvegarde de la dame de Cousan et d’inhibition faite, et aussi attendu l’accord intervenu entre les parties. – Pierre Plassi, de Boën, et son frère sont investis de quodam cornerio cujusdam itineris anthiqui, sito in Pratis de Pueto, juxta iter novum tendens de Boenco apud Artheunum ex cero, acquis à titre d’échange de Jean Stevenet ;après estimation faite par deux experts, le droit de la dame de Cousan est fixé à 2 gros 10 deniers valant 3 sous 4 deniers.- Jean Chatard, prévenu d’avoir fait un jardin dans les fossés de Boén, est renvoyé de l’instance, étant établi qu’il a obtenu permission de la dame de Cousan. – Poursuites contre Pierre Charreton, de Boën, pour avoir détruit un ton ou toyson établie pour l’assainissement de la voie publique. – Contre le même, pour avoir laissé aller ses chèvres dans la rivière de Pierre et Antoine Bochier, non obstante salvagardia domine….debite in exitu ecclesie publicata. – Contre les syndics d’Arthun, super investicione mote castri Artheuni per eos aquisite ab Petro et Johanne de Rivo,,… et super locagio fossatorum Artheuni. Par Antoine Faiard contre Mathieu de Paludis ou de les Palues, paroisse de Saint-Julien-la-Vêtre, en paiement 1° de 4 gros et demi pour vente d’un petit tonneau ; 2° d’une coz (pierre à aiguiser) estimée par le demandeur 15 deniers ; 3° de 200 repas, pris depuis 14 ans, qu’il estime ensemble 200 gros. l,e défendeur demande à être renvoyé devant son juge naturel, qui est celui de Cervière. Les parties tombant d’accord, l’affaire demeure assoupie. – Contre Pierre Coussat, serrurier de Boën. Celui-ci avait rencontré Michel Gonin, du même lieu, porteur d’un pin donné par Antoine du Junchin. Croyant que ce pin lui avait été volê, il le lui avait enlevé de force, et l’avait remis à Pierre Coiffet, de Leignieu, en disant à ce dernier : « Je te bailhe cest pin de part madame : cest larron le m’a amblé. » Ayant ensuite reconnu son erreur, il avait rendu, justicia non vocata, à Michel Gonin le pin en question, eidem Coiffet traditum et sub manu domine existens.- Martin Fabri, de Sauvain. est investi d’une terre subtus los Chassain Partusa, joignant le chemin de Sauvain au pont d’Espinasse. – Claude et André du Creux composent moyennant 10 sous pour avoir anticipé sur certain chemin public de Saint-Just-en-Bas à la Chiesa, ultra metas lapideas iter predictum limictantes. – Bonnet des Combes, de Grant-Saigne, et Jeanne sa femme sont investis, per tradicionem cujusdam baculli, de l’héritage d’Antoinette soeur de ladite Jeanne. – Contrainte accordée à Jean du Croset, paroisse de Sezeil (Cezay), contre Jean de Praval, paroisse du SaiI, pour le paiement de 5 gros .5 deniers tournois, prix de deux paires de souliers neufs. – Autre, pour Guy Damati, prêtre de Boën, contre Jean Ponson.-Poursuites : par Barthélemy Geneste contre Hugues Coavoux, en paiement de 3 florins pro tribus ligneriis de publo et verno. Le défendeur allègue qu’on lui a vendu ces trois tas de bois pour 12 chars, et qu’il ne s’en trouve que 8. Il est prêt à payer les 7 gros qu’il doit encore sur les 3 florins, quand on lui aura livré les 4 chars qui manquent. On lui défère le serment décisoire. – Contre Dalmas Coquet, aux fins d’être investi de 4 blancs de servis annuel, dépendant de la censive de Jean Chiesa, de Boën, et par ledit Dalmas rachetés de celui-ci au prix de 2 francs : ce qui porte à 10 gros deux tiers le droit de la dame de Cousan évalué au troisième denier. – Par Antoine Chavanon contre Philippe de Varennes, seigneur de Beauvoir .- Par Jean de Praval, du Sail, contre Durand Damiot, de Boën, en paiement de 2 gros pour 2 journées employées à travailler sa vigne. – Antoine de Bruchia, paroisse de Saint-Didier, est investi per tradicionem papiri curie, d’une scie a eau, sise joignant l’eau tombant du moulin de Bruchi à Noalhé, par lui acquise un écu d’or ; le droit de la dame de Cousan est fixé à 9 sous 2 deniers tournois. – Jean Chavanerin est investi, per tradicionem unius calamy, d’une autre scie à eau en la Costa doz Coteour, joignant le chemin du trève de Vonete à Mont-Ront de bise. – Nomination des nouveaux consuls de la ville de Boën. Ad quam diem (jeudi avant Noël 1468) Galmerius Minguet, Humbertus Garnaudi, Petrus Chalvin et Johannes Bergier, sindici moderni hujus ville Boenci, vigore nostre commissionis adjornari fecerunt perhemptorie coram nobis Johannem de Rivo,.. Johannem Charriere, Durandum Damyot,… et Stephanum Plassi,,.. per P. Girard servientem ;….dictis impetrantibus comparentibus cum Torrollier (procureur fiscal), dicentibus quod de consilio sanioris partis habitancium ville Boenci, ipsi impetrantes juste et legitime inter se eligerunt in sindicos novos dictos vocatos, tamquam sufficientes et ydoneos ad regimen et gubernacionem ville Boenci : petentibus propterea se a regimine ville predicte exhimy, cum per tempus sufficiens circa regimen ville predicte processerint et vaccaverint, nec non precipi eisdem vocatis quatenus sacramentum in talibus prestari solitum ibidem judicialiter coram nobis prestent, onusque dicti sindicatus et regiminis in se suscipiant ;…dictis de Rivo, Damiot et Plassi, et pro Charriere dominus Thomas ejus frater, dicentibus hujusmodi ellectionem locum habere minime debere, nec fuisse factam de consilio habitancium villam predictam Boenci, nec in eadem ellectione fuisse observatas solempnitates juris in talibus observari solitas petentibus nichilominus diem ad deliberandum super premissis. Et nos assignamus post Yllarium ad deliberandum per reos et procedendum, etc ; interim precipientes eisdem vocatis quatenus prestent juramentum et circa regimen ville vaccare habeant, et impetrantibus quod bonum et legitimum computum reddant vocatis, sub pena xxv t.

Entre les feuillets 179 et 180, feuille volante contenant une missive datée de Goeles (Souternon) le 20 septembre, signée Andrieu de Goeles, et portant pour suscription : « A mon tres cher frere Autelige Moreau, notaire de Forez ». Cette lettre a pour objet de prier celui-ci d’avancer à un nommé Murat 30 sous pour lever la vendange du signataire, « car je non ause anvoier par de là argent, pour les gens d’armes qui sont par de ça, et croy que s’ilz sont-ilz par tout le chemin et sà et là. »

Durand (Vincent), sa notice : Sur plusieurs tables d’autels à rebords existant en Forez. (Extrait des Mémoires du Congrès archéologtque de Montbrison, 1885). Caen, (Henri Delesques), 1886, iu-8°.

Jeannez (Edouard), sa notice : Le rétable de la Passion de l’église d’Ambierle en Roannais. (Extrait de la Gazette archéologique de 1886). Paris, A. Lévy, 1886, in-4°.

Lachmann (Emile), compositeur de musique à Montbrison, neuf de ses oeuvres musicales :

Veille de fête, retraite hongroise, pour piano, Op : 178. Paris, Graff-Parvy, 1880, in-4°.

La Forézienne, 2e édition, mazurke, pour piano; Op: 59. Lyon, Clot ; Paris, Durand -Schoenwerk. 1884, in-4°.

Brunes et Blondes, polka hongroise, pour piano, Op : 176. Lyon, Paul Clot ; Paris, Durand-Schoenwork 1880, in-4°.

Petit Ruisseau, 3° édition, romance avec accompagnement de piano. Op : 169, paroles d’Aimé Cornier. Paris, Parvy, 1884, in-4°.

La Payse, valse pour piano. Op: 179. Lyon, Paul Clot ; Paris, Durand-Schoenwerk, 1882, in-4°.

Heureuse Jeunesse, bluette-mélodie pour piano. Op: 32. Lyon, Paul Clot ; Paris, Durand-Schoenwerk, s.. d., in-4°.

France et Alsace (ou la Revanche), chant patriotique, 2e édition, paroles de Aimé Cornier. Paris, Gautier, 1874, in-8°.

Marche des pèlerins de Fourvières, pour grand orgue, 3e édition. Op : 75. Paris, Graff, 1879, in-4°.

Marche des Pèlerins de N.-D. de la Salette, pour grand orgue, 3e édition, Op: 172. Paris, Graff, 1879, in-4°.

Ministère de l’instruction publique. Journal des savants. Octobre 1886-janvier 1887.

Parrocel (Etienne), ses oeuvres : Annales de la peinture. 1ere édition. Paris et Marseille, Ch. Albessard et Bérard, 1862, in-8°.

Annales de la peinture. Discours et fragments. 2′ édition. Marseille, 1867, in-8°.

L’art dans le Midi. Célébrités marseillaises. Marseille et ses édifices. Architectes et ingénieurs du XIX’ siècle. Tomes I-IV. Marseille, (E. Chatagnier aîné), 1881-1884, 4 vol. in-12.

L’art dans le Midi. Des Origines et du mouvement artistique et littéraire jusqu’au XIXe siècle. 1ere édition. Marseille, (Barlatier-Feissat père et fils), 1882, in-8°.

L’art dans le Midi. Des origines et du mouvement artistique et littéraire jusqu’au XIX’ siècle. 2° édition. Marseille, (E. Chatagnier aîné), 1884, in-12.

Quirielle (Roger de), son ouvrage : Notice sur la Palice, acconrpagnée d’une vue ancienne de la ville et du château. Moulins, (E. Auclaire), 1887, in-8°.

Randanne (abbé), son ouvrage : Etude historique sur l’ancienne mission diocésaine de Clermont et ses quatre maisons: l’Hermitage, Salers, Banelle, la Chasse. (Extrait des Mémoires de L’Académie de Clermont, année 1884). Clermont-Ferrand, (Ferdinand Thibaud), 1885, in-8°.

Révérend du Mesnil (Edmond), son ouvrage : Notice historique sur la seigneurie de la Curée, d’après les documents authentiques. (Extrait de l’Ancien Forez ). Montbrison, (A. Huguet), 1886, in-8°.

Steyert (André), sa notice : Défense de l’étymologie de Lugdunum, où l’on examine qui a pu mieux savoir la langue des Celtes: des gens qui ont vécu de leur temps et avec eux, ou dès savants de nos jours qui n’en ont jamais traduit quatre mots suivis, par un Lyonnais, partisan de la logique et du bon sens. Lyon, (Mougin-Rusand), 1886, in-8°.

Thevenin, ancien notaire à Boën : Vente par Claude Pignen, lieutenant en la châtellenie de Chastelneuf, Marguerite du Coquet sa femme et Jean Pignen son frère, tous demeurant à Saint-Just-en-Bas, à Louis, marquis de Saint-Priest, baron de Cousan, seigneur de la ville de Saint-Estienne de Furand, d’un domaine situé à Palognieu, territoire de Plagnieu, et dont tous les fonds sont confinés. Ledit marquis de Saint-Priest représenté par Louis Faure, bourgeois de la Tour-en-Jarez; son fondé de procuration. 15 juin 1646. Grozelier, notaire.

Copie des procurations données par Louis de Saint-Priest à Louis Faure. 17 mai 1646. Grozelier, notaire. – 10 juin 1646. Pelion, notaire.

Expédition authentique incomplète d’un feuillet. – Parchemin.

– Vente par Claude Chastaignon, marchand fileur de soie de Saint-Chamond, à Jean-Baptiste Demoras, aussi marchand de Saint-Chamond, de « maisons, jardin, cour, escurye, grange, mollins à tordre et filler soye, prinse d’eaux accoustumés, avec tous les artiffices et rouages pour ce nécessaires, et de droit de prendre icelle eau au béal du molin Sibert » . Le tout situé audit Saint-Chamond. 17 juin 1670. Rousset, notaire.

Expédition authentique. – Parchemin.

– Vente par Joseph Dumaine, écuyer, d’Aix en Provence, et Jean-Baptiste Delamer, de Marseille, à Joseph Terrasson, marchand de Saint-Chamond, d’une maison avec cour, jardins, et d’une fabrique contiguë, tournant à eau, propre à monter et à filer la soie, située audit Saint-Chamond, paroisse de Notre-Dame. Lesdits Dumaine et Delamer agissant comme fondés de procuration de sieurs Claude et Barthélemy Geremie et de demoiselles Madeleine, Marie-Anne, Françoise, épouse de Pierre Rouvière, Catherine, épouse dudit Dumaine, Cécile-Christine, épouse dudit Delamer, tous sept enfants majeurs de Barthélemy Geremie, ancien receveur des domaines du Roi en Provence, et de Madeleine Demoras, et héritiers par égale portion de demoiselle Antoinette Demoras leur tante, veuve du sieur Jacques Vieuville. 5 février 1734. Royer, notaire.

Expédition authentique. – Parchemin.

– Abenevis de la jouissance pendant trois jours et demi par semaine d’une prise d’eau pour moulinage de soie concédée par Charles-Louis-Auguste de la Vieuville, marquis de Saint-Chamond, à Joseph Terrasson, marchand dudit Saint-Chamond. Ledit soigneur représenté par Jean-Baptiste Royer, avocat, juge du marquisat de Saint-Chamond, son fondé de pouvoir. 28 février 1755.

Copie. Papier.

– Procès-verbal de la prise de possession de la cure de Rontalon par messire Pierre Mosnier, vicaire de Messimy en Lyonnais, nommé à cette cure par messire Claude-Marie de Saint-George, prévôt de l’église et comte de Lyon, l’un des obéanciers dudit Rontalon. 15 avril 1730. Félix et Ducreux, notaires.

Expédition authentique. – Papier (Cf. Bulletin de la Diana, t. III, page 117.)

– Obligation passée par Jean-Baptiste Curtil et Claudine Poyet, sa femme, d’Urval, paroisse de Champoly, à Jacques-Jean Farjon, avocat, bourgeois de Lyon, héritier de messire Antoine Farjon, vivant curé. de Champoly. 26 août 1779. Delestra et Grangeneuve, notaires.

Expédition authentique. – Parchemin.

Valentin-Smith, son ouvrage en collaboration avec M. M.-C. Guigue : Bibliotheca Dumbensis, ou recueil de chartes, titres et documents pour. servir à l’histoire de Dombes. Trévoux, (Jules Jeannin), 1854-1885, 2 vol. in-4°.

Echanges.

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand : Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne. No 6. Novembre-décembre 1886.

Académie du Var : Bulletin. Nouvelle série, tome XIII. 1886.

Lambert (dr G.) : histoire de Toulon (suite).

Ministère de l’instruction publique : Bulletin historique et archéologique. Nos 1 et 2. Année 1886.

Musée Guimet : Annales. Tome IX. Les hypogées royaux de Thèbes, par M. E. Lefébure.1re division. Le tombeau de Séti 1er.

– – Tomes XI et XII. Les fêtes annuellement célébrées à Emoui (Amoy). Etude concernant la religion populaire des Chinois, par J-.J.-M. de Groot. 2 vol. Année 1886.

Revue de l’histoire des religions. 7e année, tome XIV, nos 1-3. Juillet-décembre 1886.

Smithsonian Institution : Aunual report of the board of’ regents of the Smithsonian institution showing the operations, expenditures, and condition of the institution for the year 1884, part. II.

Société archéologique de Tarn-et-Garonne : Limayrac (Léopold) : Etude sur le moyen âge. Histoire d’une commune et d’une baronnie du Quercy (Castelnau-de-Montratier). Cahors, J. Germa, 1885, in-8°.

Société bibliographique et des publications populaires. Bulletin. 17e année, nos 9-12. Septembre-décembre 1886. 18e année, nos 1 et 2. Janvier-février 1887.

Société de Borda : Bulletin. 11e année. 1er, 3e et 4e trimestres 1886.

Sorbets (dr L.) : Oppidum des Tarusates et camp romain.

Société d’émulation de l’Auvergne : Revue d’Auvergne. 3e année, nos 5 et 6. Septembre-décembre 1886.

Société départementale d’archéologie et de statistique do la Drôme : Bulletin, 79e-80e livraisons. Octobre-janvier 1886.

Brun-Durand : Mémoires d’Achille Gamon (renferment quelques Episodes des guerres de religion en Forez).

Société des Antiquaires de l’Ouest : Bulletin. 3e trimestre 1886.

Société des archives historiques de la Saintonge et de I’Aunis : Revue de Saintonge et d’Aunis. VIIIe volume, 1re livraison. Janvier 1887.

Société des études historiques : Revue. 4e. série, tome IV, 52e. année. 1886.

Société d’études des Hautes-Alpes : Bulletin, 6e année. Janvier-mars 1887.

Guillaume (abbé Paul ) : Introduction au mystère de Sant-Anthoni de Viennès, publié d’après une copie de l’an 1506. Gap, 1884, in-8°.

Société littéraire, historique et archéologique de l’Ain : Revue. 9e-12e livraisons. Septembre-décembre 1886.

Tardieu (Ambroise) : L’Auvergne illustrée. Nos 12 et 13. Novembre-décembre 1886.

Abonnements.

Ancien (l’) Forez. Revue historique et archéologique. 5e année. Octobre 1886-février 1887.

Révérend du Mesnil (Edmond): Origine du nom de Diana donné à la salle héraldique de Montbrison. – Un blason inconnu de la Diana. – Rostaing (baron de) : Du nom de la Diana.

Bibliothèque de l’EcoIe des Chartes. Tome XLVII, 4e et 5e livraisons. 1886.

Bulletin monumental. 6e série, tome II, nos 5 et 6. Septembre-décembre 1886.

Buhot de Kersers: Essai de classification des enceintes fortifiées en terre. – Dion (A. de) : Notre-Dame en Vaux, à Châlons-sur-Marne. – Lauzun (Philippe) et Tholin (G.): Croix de carrefour à Sauveterre.

Polybiblion. Revue bibliographique universelle. Partie littéraire. 2e série, tome XXIV, 3e-6e livraisons. Septembre-décembre 1886. Tome XXV, 1re et 2e livraisons. Janvier-février 1887.

Compte-rendu bibliographique. Belles-lettres. Surian, prêtre de l’Oratoire (professeur de l’oratoire de Montbrison) évêque de Vence, membre de l’Académie française, 1670-1754, par M. l’abbé Rosne. Analyse par M. René Kerviler.

Revue archéologique. 3e série, tome VIII. Septembre-décembre 1886. Tome IX, janvier-février 1887.

Berthelot : Sur quelques métaux et minéraux provenant de l’antique Chaldée. – Deloche : Anneaux et cachets de l’époque mérovingienne. – Dieulafoy : Fouilles de Suze.

Revue du Lyonnais. 47e année, 5e série, tome II, nos 4-6. Octobre-décembre 1886. 48e année, 5e série, tome III, n° 1. Janvier 1887.

Steyert (André) : Etymologie de Lugdunum. (Notes additionnelles et rectifications). – Valentin-Smith : Les fouilles de la vallée du Formans en 1862.

Revue épigraphique du Midi de la France. Nos 41 et 42. Septembre-décembre 1886.

Allmer (A.) : Lugdunum (suite). Epoque de la fondation de la colonie romaine – Les provinces de la Gaule.

Roannais illustré. 2e série, 5e et 6e livraisons. Octobre-décembre 1886.

Leriche (Ernest) : L’Aubépin-en-Beaujolais. – Monery (Louis) : Les vues roannaises d’Etienne Martellange. – Révérend du Mesnil (Edmond) : Molière à Roanne.

Acquisitions.

Aubret (Louis) : Mémoires pour servir à l’histoire de Dombes, publiés pour la première fois d’après le manuscrit de Trévoux, avec des notes et des documents inédits par M.-C. Guigue. Trévoux, (Damour), 1868, 4 vol. in-4°.

Pérathon (Cyprien): Histoire d’Aubusson. La vicomté, la ville, les tapisseries, la maison d’Aubusson. Limoges, ve H. Ducourtieux, 1886, in-8°.

III.

Mouvement du personnel.

Membres titulaires.

M. Bertand, vice-président de la société d’Emulation de l’Allier, cours de Bercy, 10, à Moulins, reçu le 7 février 1887.

M. Dulac (Jean-Baptiste), architecte, à Montbrison, reçu le 20 février 1887.

M. Lafay (Octave), avocat, à Montbrison, reçu le 20 février 1887.

Mme de Saint-Pulgent (Léon), à Montbrison, reçu le 20 février 1887.

M. Thevenet (Benoit), agent-voyer, architecte de la ville de Montbrison, reçu le 20 février 1887.

M. le duc de Lévis-Mirepoix, au château de léran (Ariège), reçu le 28 février 1887.

M. Chamussy, négociant, à Roanne, reçu le 14 mars 1887.

M. Pellet (Georges), contrôleur des contributions directes, à Montbrison, reçu le 8 avril 1887.

M; Chaize, vice-président du tribunal civil, à Montbrison, ancien membre fondateur de la Société, ayant exprimé le désir de reprendre place dans ses rangs, a été réintégré sur la liste des membres titulaires.

Membre correspondant.

M. Desvernay (Félix), directeur de Lyon-Revue, à Lyon, reçu le 15 janvier 1887.

Membres décédés.

S. E. Mgr le cardinal Caverot, archevêque de Lyon, président d’honneur de la Diana.

M. Chamussy, négociant, à Saint-Etienne, membre titulaire.

M. le duc de Lévis-Mirepoix, à Léran (Ariège), membre titulaire.

Démissionnaires.

M. de Beauvais (A.), ingénieur des mines, à Saint-Chamond, membre titulaire.

M. Mondet (Henri), ingénieur des ponts et chaussées à Montbrison, membre titulaire.

M. l’abbé Theillière, chapelain de l’hospice de Bas-en-Basset (Haute-Loire), membre titulaire.